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Le Monde - 48 heures à Denver

48 heures à Denver

La capitale du Colorado est en tête du classement des villes américaines où il fait bon vivre. Le soleil y brille 300 jours par an et la vie culturelle y est riche.

LE MONDE | 20.09.2016 à 17h22 • Mis à jour le 21.09.2016 à 17h02 |Par François Bostnavaron

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De ce côté-ci de l’Atlantique, Denver est surtout connue pour « Dynasty », série fleuve télévisuelle des années 1980. Mais la capitale du Colorado, plantée au pied des montagnes Rocheuses, est aussi une ville à la qualité de vie réputée. Une ville presque sans gratte-ciel, avec trois cents jours de soleil par an, où la population a augmenté de près de 10 % en quatre ans. Ce qui fait souvent dire aux habitants de celle qu’on appelle Mile High City – parce qu’elle se situe à 1 mile, 1 609 mètres, au-dessus du niveau de la mer – que le plus grand danger qui guette le visiteur est celui de ne jamais en repartir…

Premier jour

9 heures : entrée en gare

 

Comme dans toutes les grandes métropoles américaines, les travailleurs cheminent sur le trottoir, un mug isotherme de café à la main. On préférera prendre un breakfast au Snooze, situé dans l’enceinte de la gare historique de Union Station. La gare, restaurée pour son 100e anniversaire en 2014, n’a rien de commun avec celles que l’on connaît sur le Vieux Continent. Un immense hall Art déco, de grands chandeliers, une salle d’attente qui donne envie d’attendre, mais aussi des restaurants, des boutiques arty, et surtout, l’un des hôtels les plus branchés de la ville, le Crawford.

11 heures : librairie et Rockies

Union Station est installée dans le cœur historique de Denver, appelé aujourd’hui LoDo pour Low Downtown. C’est dans cette partie animée de la ville que l’on trouve le très beau Tattered Cover Book Store, fleuron de la librairie indépendante aux Etats-Unis depuis quarante-cinq ans. C’est aussi là que l’on peut admirer le Coors Field, mythique stade de base-ball de plus de 50 000 places, financé par le brasseur du même nom, où évoluent les Rockies – à ne jamais confondre avec les Broncos,l’équipe de football américain. Pour déjeuner, on opte pour le Bd’s Mongolian Grill, un petit restaurant de chaîne qui fait travailler les producteurs locaux. Moins de 20 dollars.

15 h 30 : le Japon en habit

Direction le sud de la ville, et le Denver Art Museum. Outre la collection d’art amérindien – sûrement l’une des plus belles au monde – le bâtiment dont l’extension a été imaginée par l’architecte Daniel Libeskind, à l’origine du Musée juif de Berlin, offre des expositions temporaires d’une très grande qualité. Après la rétrospective Yves Saint Laurent en 2014 et Cartier dans le XXe siècle, en 2015, Florence Müller, française expatriée, vient d’inaugurer « Shock Wave ». Un hommage à la mode japonaise des années 1980 et 1990, avec des pièces rares de Kansai Yamamoto, Kenzo Takada, Issey Miyake, Yohji Yamamoto et Junya Watanabe. A découvrirjusqu’à fin mai 2017.

17 h 30 : sauvée des eaux

Au sortir du DAM, deux autres musées se trouvent à proximité. Le plus près est celui consacré à Clyfford Still, le peintre impressionniste mort en 1980. Des toiles émouvantes. L’autre, plus anecdotique, retrace la vie d’un des personnages emblématiques de Denver, Margaret « Molly » Brown, plus connue sous le nom de l’« Insubmersible » – elle a survécu au naufrage du Titanic ! Pour tout savoir sur cette philanthrope millionnaire et militante, il faudra vous rendre jusqu’au 1340 Pennsylvania Street, dans son ancienne maison de style victorien.

20 heures : voyage gustatif

Pour le dîner, on teste l’un des restaurants de Troy Guard, chef local qui a le vent en poupe… Dans une ambiance feutrée, le TAG sert une cuisine inventive, qui trouve ses racines en Asie, à Hawaï et en Amérique latine. Optez pour le steak du Colorado ou le Og taco sushi.

Deuxième jour

9 heures : la piste aux étoiles

 

Au réveil, on s’échappe à une demi-heure de la ville pour visiter la plus grande scène de plein air des Etats-Unis : le Red Rocks Amphithéâtre, qui fête cette année ses 75 ans. Dix mille places en gradin, qui sert tous les matins de vaste terrain de sport et de fitness – avec une vue à couper le souffle. Le musée attenant regorge d’archives et d’affiches d’époque : les Beatles ont joué ici en 1964, les Rolling Stones, Neil Young ont suivi… L’endroit est aussi un parc national qui offre de belles randonnées dans un cadre hors du commun.

12 h 30 : 7 en 1

Pour déjeuner, retour à Denver, sur la superbe terrasse de l’Avanti Food & Beverage. Une sorte de hangar en bois qui abrite sept restaurants, avec sept types de cuisine, du Mexique au Japon, de l’Italie à l’Orient. Ici, les food trucks sont sans roues puisque installés dans des anciens conteneurs… Bon et abordable.

14 h 30 : cow-boy blues

Rockmount Ranch Wear n’a pas bougé depuis trois générations. Depuis 1909, cette boutique située au 1626 Wazee Street habille les cow-boys de pied en cap. A vous les Stetson et les chemises à boutons-pressions, dont « Papa Jack » Weil est, dit-on, l’inventeur. Ne pas manquer le musée au-dessus ainsi que les photos de personnalités qui ornent le magasin. Après Rockmount, on arpente la 16th Street, un mall à l’américaine à ciel ouvert sur 2 kilomètres de long. Dans toutes les boutiques de souvenirs, on trouve un ours bleu devenu au fil des ans l’emblème de la ville. Cet ours est en fait une œuvre haute de 13 mètres signée Lawrence Argent, et intitulée I See What You Mean… Pour la voir, se rendre jusqu’au Centre de convention.

18 heures : microbière

 

RiNo pour River North est l’un des quartiers particulièrement branchés de Denver. On y trouve des galeries de peinture, de photo, des murs peints, mais surtout, une curiosité locale qui a tendance à se développer de ce côté de l’Atlantique : les microbrasseries. Denver en compterait près de 70… On a essayé Ratio au 2920 Larimer Street. Un bel endroit, d’autant que le patron roule sur un vélo Peugeot.

21 heures : dernier partage

Toujours dans le River North District, se trouve The Source. Un vieux bâtiment industriel de 1880, transformé aujourd’hui en un marché d’artisans spécialisés en produits bio et équitables. Marchand de vins, de bières, de légumes, bouchers et restaurants y ont élu domicile. L’Acorn a su nous séduire à la fois par la cuisine de son chef, Steven Redzikowski, et surtout par l’ambiance créée par de grandes tables d’hôte, où le sharing, plusieurs plats à partager, est devenu un mode de consommation.

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